Jean Luc Chimier décembre 5, 2018 Pas de commentaire

Ils sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense. Pourtant, trop peu de gens sont couverts contre les conséquences de ce type d’accident. Tout simplement parce qu’ils imaginent qu’une de leurs assurances les protège.

         Qu’appelle-t-on accident de la vie ?

Les accidents de la vie surviennent au domicile, dans le jardin, dans la rue, les espaces publics… la plupart du temps dans des endroits familiers, là où l’on relâche sa vigilance.

Ils englobent :

  • les accidents domestiques (brûlure, chute, intoxication, bricolage, jardinage…)
  • les accidents survenant dans le cadre de loisirs (vélo, baignade, sport…) ;
  • les catastrophes naturelles (tempête, avalanche, tremblement de terre…) ou technologiques (explosion d’une usine) ;
  • les accidents médicaux, agressions ou attentats.

    Qui sont les premières victimes ?

    Toutes les tranches d’âge sont concernées, mais on constate une plus forte proportion d’accidents chez les 0-14 ans et chez les seniors. Les hommes sont également plus représentés que les femmes.

    Quelles peuvent être les conséquences d’un accident de la vie ?

    On l’ignore souvent mais au-delà de séquelles physiques, un accident de la vie peut engendrer divers préjudices qui peuvent avoir un impact financier sur le quotidien de la victime et celle de sa famille : diminution des ressources liée à une incapacité de travail, frais d’aménagement du domicile et/ou du véhicule suite à un handicap, préjudice esthétique ou psychique…

    En cas de décès, les proches subissent la plupart du temps des préjudices moraux (souffrance liée au deuil) et économiques (perte de revenus liée à la disparition du défunt).

    Comment peut-on se couvrir face aux risques des accidents de la vie ?

    Communément, on pense à tort être couvert par son assurance responsabilité civile, sa Multirisques Habitation ou même par sa mutuelle ou complémentaire santé. Il n’en est rien.

    • L’assurance responsabilité civile ne couvre l’assuré que si les dommages ont été causés par un tiers. Concrètement, c’est l’assurance du tiers qui versera une indemnisation à la victime. Mais si celle-ci se blesse seule, et qu’il n’y a personne vers qui se retourner, elle ne bénéficie d’aucune indemnisation.
    • La mutuelle ou complémentaire santé ne couvre que les frais de soins, de médicaments et d’hospitalisation en complément de la Sécurité sociale.
    • La Multirisques Habitation ne garantit pas les dommages corporels.
    • L’assurance individuelle accident permet de dédommager la victime selon un forfait d’indemnisation qui n’est pas forcément adapté au préjudice subi.

    Seule la « Garantie des Accidents de la Vie » ou GAV, tient compte des préjudices financiers et moraux que peut subir la victime.

    Que couvre exactement la GAV ?

    En cas d’accident, les garanties couvrent l’incapacité permanente (un seuil est défini par l’assureur) et tient compte de votre situation personnelle et du préjudice subi.

    Sont pris en charge :

    • la perte de gains professionnels actuels et futurs
    • le déficit fonctionnel temporaire et permanent
    • les préjudices subis liés à la souffrance endurée ou à l’arrêt d’une activité de loisir pratiquée avant l’accident
    • le préjudice esthétique
    • le besoin éventuel d’assistance d’une tierce personne
    • le cas échéant, les frais d’aménagement de son domicile et de son véhicule

    En cas de décès, la GAV prend en charge :

    • les frais d’obsèques
    • les préjudices d’affection
    • les pertes de revenus des proches
    • les frais divers des proches

    La GAV permet d’indemniser l’assuré en dehors de toute recherche de responsabilité. De plus, la garantie peut couvrir un(e) assuré(e), un couple ou la famille complète.

     

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *